Réjean TOUCHETTE

Réjean Touchette a travaillé durant 17 ans (1981 à 1998) pour Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) comme gestionnaire immobilier et technologue de projets. Durant cette période, il réalise plus de 1 800 projets de construction liés aux différents aspects techniques des bâtiments soit l’architecture, le génie civil, la mécanique et l’électricité. Il est responsable de l’appréciation de l’état des différentes composantes des installations, de la rédaction des rapports d’état des immeubles, de l’élaboration des plans d’investissement, des études d’avant-projet, de la mise en œuvre des travaux ainsi que du contrôle des budgets, des échéanciers, de la qualité des travaux et de la sécurité des ouvriers et des occupants des installations visées par les travaux.

En 1998, il accepte un poste d’agent principal responsable des services techniques et de la gestion immobilière au Centre spatial John H. Chapman de l’Agence spatiale canadienne. De 1998 à 2006, il dirige les activités d’une équipe de projets et d’une équipe chargée de l’entretien des installations. Durant cette période, M. Touchette réalise avec son équipe 1 130 projets totalisant 18 millions de dollars. Plusieurs de ces projets ont permis de doubler la capacité d’accueil de l’immeuble.  Au nombre des projets réalisés, on compte, l’aménagement du centre de formation pour les astronautes et du centre de contrôle du bras canadien, l’aménagement d’un terrain de simulation des conditions de Mars et l’aménagement des nouvelles salles informatiques pour le satellite RADARSAT, le bras Canadarm2 et les besoins corporatifs de l’Agence spatiale canadienne.

Membranes surmontant les garages

29 octobre 2010- Les dalles de béton surmontant les garages sont souvent recouvertes de terrasses, de voies piétonnières et de voies de circulation pour automobiles, ou encore de parcs dotés d’aménagement paysager. Le principal défi, à propos des dalles de béton séparant le garage du terrain, concerne le maintien du complexe d’étanchéité abritant le garage.

 

En général, les complexes d’étanchéité enfouis sont durables et ont une bonne performance. La membrane d’étanchéité vieillit dans un milieu stable, à l’abri des écarts extrêmes de température, des effets néfastes des rayons solaires et des agressions provoquées par les activités humaines. Malgré ces faits, la membrane vieillit lentement et devra éventuellement être remplacée

Bien que dans la plupart des cas, il s’agisse d’une perspective lointaine, le remplacement d’une telle membrane nécessite des travaux colossaux et coûteux qu’il faut nécessairement financer sur une longue période, dans le cadre du fonds de prévoyance. Les travaux de restauration des membranes d’étanchéité impliquent de retirer du site l’ensemble des végétaux (qui seront matures), de retirer les plaques de gazon, le pavage et les éléments de béton, de retirer la terre végétale et l’infrastructure granulaire, les panneaux isolants et la membrane d’étanchéité. Les travaux impliqueront, par la suite, la pose d’une nouvelle membrane, la remise en place des panneaux d’isolant et de la terre végétale, la réfection de l’aménagement paysager et la mise en place des végétaux de remplacement.

Plusieurs facteurs peuvent influencer la longévité des membranes d’étanchéité. La qualité de la membrane, le contrôle de la qualité lors de son application, les conditions climatiques durant l’application des produits, le comportement du support ainsi que la période d’exposition aux rayons ultraviolets, sont des facteurs qui ont une incidence sur la durabilité des membranes. En général, les informations concernant les conditions de la mise en œuvre des membranes d’étanchéités ne sont pas disponibles. Normalement, l’espérance de vie des membranes d’étanchéité enfouies se situe entre 40 et 60 ans.

Il s’agit d’une longévité statistique, il est possible que certains secteurs vieillissent plus rapidement, alors que d’autres peuvent avoir une longévité supérieure aux projections. Ainsi, les surfaces de membrane situées sous les voies de circulation déneigées et déglacées, par l’application de chlorure, peuvent avoir une longévité abrégée qui conduira au remplacement de la membrane dans moins de 40 ans. D’un autre côté, les membranes situées sous les surfaces gazonnées, sans arbres et arbustes, vieillissent dans des conditions optimales et leur longévité peut atteindre, dans certains cas, près de 60 ans.

Le remplacement des membranes d’étanchéité enfouies perturbera les activités des occupants de la copropriété. Il est probable que les conseils d’administration des copropriétés choisiront d’exécuter les travaux en rafale afin de concilier l’exécution des travaux avec les activités des occupants de la copropriété.

Les copropriétés devraient prendre les mesures afin d’inspecter avec attention, chaque printemps, le plafond de la section enfouie du garage de leur copropriété afin de desceller les indices pouvant indiquer des défaillances du complexe d’étanchéité. Les signes d’infiltrations et la récurrence des traces d’efflorescence sont des indicateurs de défaillance. Le report indu des travaux d’imperméabilisation peut avoir des conséquences néfastes sur l’intégrité et la durabilité de la dalle de béton surmontant le garage. Ce type de dalle est pourvu de barres d’armature qui faiblissent sous l’action de la corrosion. Des infiltrations prolongées d’eau peuvent affaiblir la capacité portante de la dalle et générer des travaux de restauration coûteux.

 

Réjean Touchette, Technologue professionnel
Cossette & Touchette inc.
Tél. : (514) 519-1573
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Courriel : [email protected]
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