Paul GREGOIRE

Ingénieur en mécanique, diplômé de l'Université de Montréal, École Polytechnique, 1964, Monsieur Grégoire a d’abord été à l’emploi de quelques firmes d'ingénieurs-conseils traditionnelles dans la région de Montréal, à titre de chargé de projets surtout en mécanique de bâtiment. Il a fait des plans et devis et de la surveillance de construction pour tous genres de bâtiments : institutionnels, hospitaliers, commerciaux, industriels, récréatifs, logements  locatifs et en condominium, écoles, banques, etc.

Quantité d’air à évacuer du bâtiment

29 novembre 2010- Dans une chronique antérieure, nous avons parlé de l’équilibre requis entre l’alimentation d’air et l’évacuation d’air, afin de ne pas créer une pression positive dans les logements et engendrer de la condensation dans les murs en hiver ni une pression négative qui accentue l’infiltration aux portes et fenêtres. Mais comment calcule-t-on la quantité d’air à équilibrer ?

Il faut mentionner que la présente chronique s’applique aux bâtiments de logements qui ont plus de trois étages ou dont la surface au sol dépasse 600 m2 (6458 pi.2). Pour les plus petits bâtiments, la façon de ventiler le bâtiment se fait plutôt par logement individuel et autonome (genre unité Venmar).

Pour les plus gros bâtiments à logements (locatifs et à condos), il faut d’abord calculer la quantité d’évacuation d’air en considérant que tous les appareils d’évacuation (toilettes, sécheuses et hottes de cuisine) devraient être regroupés dans des montées individuelles normalement vers le toit, ces montées aboutissant dans un ventilateur évacuant continuellement. C’est la méthode la plus courante et la plus efficace pour bien ventiler un bâtiment. Cette méthode a été couramment utilisée depuis plus de 40 ans au Québec et elle a fait ses preuves pour changer l’air adéquatement, pour éliminer les odeurs de façon satisfaisante, de même que pour éviter la condensation dans les fenêtres et portes vitrées en hiver.

Il est possible de les évacuer individuellement aux murs extérieurs et au toit mais l’amenée d’air de remplacement se fait différemment et fera l’objet d’une autre chronique.

Donc, avec des montées individuelles, les ventilateurs au toit doivent être choisis selon un facteur de diversité inhérent à la méthode. Ce facteur de diversité a même été obligatoire durant plus de 20 ans dans la ville de Montréal (1975 à 1997), il a par la suite été utilisé comme règle de l’art par les ingénieurs et il est redevenu obligatoire dans tout la Canada dans le nouveau code national du Bâtiment (CNB) édition 2005, appliqué au Québec depuis le 17 mai 2008.

Une fois la quantité d’évacuation déterminée, il suffit de l’équilibrer avec des systèmes d’alimentation d’air chauffé (et parfois climatisé) en quantité égale. Il faut tout de même vérifier si cette quantité est au moins égale au minimum d’air extérieur exigé par le Code National du Bâtiment, ce qui est généralement le cas.

En conclusion, avec la bonne quantité d’air évacué et alimenté, toutes les chances sont présentes pour qu’un bâtiment de logements ait un bon changement d’air, qu’il soit confortable et qu’il élimine le plus possible les odeurs vagabondes ou stagnantes.

 

Paul Grégoire, Ingénieur-conseil
Tél. : (514) 737-6350
Cell : (514) 777-6350
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