Regards croisés France, Belgique, Québec sur le métier de gestionnaire de copropriété

Les 8 et 9 novembre 2022, a eu lieu à Paris le Salon de la copropriété, de l’habitat durable et connecté, à la Porte de Versailles. Ce salon, dédié au monde de la copropriété (copropriétaires et professionnels de la copropriété), comportait un contenu riche en savoir, grâce notamment à plus de 50 conférences, ateliers et formations organisés autour d’experts et gestionnaires en copropriétés.

Une conférence traitant de l’évolution, la modernisation et la revalorisation du métier de gestionnaire de copropriété regroupait des acteurs de la France, de la Belgique et du Québec. Animé par Henry Buzy Cazaux, Président de l’Institut du management des services immobiliers, celle-ci a permis à Élise Beauchesne, Présidente, Association Québécoise des Gestionnaires de Copropriétés et Me Yves Joli-Cœur, Avocat émérite, Président, Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec de faire valoir leurs points de vue respectifs sur les paramètres éventuels de ce métier encore non défini au Québec, et ce en rétroaction avec un grand spécialiste français de la gestion de la copropriété, Monsieur Gilles Frémont, Président de l’Association Nationale des Gestionnaires de Copropriété (ANGC).

En amont de cet échange avait lieu, quelques instants plus tôt dans une salle adjacente, une conférence portant un titre très évocateur: Comment rendre le métier de syndic plus attractif en Belgique? Il fut question des résultats de l’enquête menée dans ce pays par l’Institut Professionnel des Agents Immobiliers (IPI). Or les résultats de cette enquête sont préoccupants. En 2021, la Belgique comptait plus de 90 000 copropriétés, soit l'équivalent de près d'un tiers du parc résidentiel. La loi belge stipule que ces dernières doivent obligatoirement être gérées par un syndic, lequel est responsable de la bonne exécution de la mission qui lui est confiée par la copropriété. Or, ces trois dernières années, l'IPI n'a inscrit que 155 nouveaux membres sur le tableau des titulaires syndics. Si la courbe des nouveaux agents immobiliers-syndics peine à croître, celle des omissions (i.e. les membres qui ne souhaitent plus exercer le métier) lui est en revanche largement supérieure, la part des nouveaux inscrits ne contrebalançant pas la part des départs.

C’est dans ce contexte précis, au terme du deuxième segment de cette première conférence, que monsieur Jean-Pierre Lannoy est intervenu pour centrer le rôle du syndicat dans la gouvernance des copropriétés. Président du Centre d’Étude et de Formations Immobilières (CEFIM), ce grand spécialiste de la copropriété belge a soulevé une question fondamentale: comment trouver un équilibre entre professionnalisme, contrôle, qualité et efficacité ? Une émission animée par  Bérénice Deville Fleuriot a repris ses propos. Celle-ci peut être écoutée sur le présent hyperlien.

Montréal, 20 novembre 2022