Montréal tremble

23 juin - Un important séisme a fait trembler Montréal pendant une minute, le 23 juin vers 13 h. D’une magnitude de 5,7 sur l’échelle de Richter, la secousse a également été ressentie dans d’autres villes canadiennes, dont Toronto et Ottawa, et même dans le nord des États-Unis. Son épicentre aurait été localisé à environ 30 kilomètres de Buckingham, en Outaouais.

Cet événement confirme les risques liés aux tremblements de terre à Montréal. En fait, le Québec tout entier, et surtout la vallée du Saint-Laurent, serait l'une des régions d’Amérique du Nord les plus à risque en terme sismique.

Au moment d’écrire ces lignes, Philippe Sabourin, responsable des relations publiques à la Ville de Montréal, ne rapportait aucun dommage causé aux immeubles dans l’île. « Ils sont généralement construits pour encaisser un choc de ce genre », précise pour sa part Jean-François Paquet, courtier d’assurance de dommages chez Dale Parizeau Morris McKenzie. Toutefois, leurs propriétaires auraient intérêt à en inspecter sommairement la structure extérieure, pour y déceler de potentielles fissures dans le béton ou autres composantes. Cela vaut également pour les administrateurs de copropriétés.

Les assureurs couvrent des sinistres comme les tremblements de terre, à la condition qu’un assuré ait souscrit à l’avenant prévu à cet effet. « Il ne s’agit pas d’une couverture automatique comme, par exemple, celle découlant d’un dégât d’eau ou d’un incendie », précise Jean-François Paquet. On parle plutôt d’une option d’assurance, au même titre que celle prévues en cas d’inondation ou d’un refoulement d’égouts. Rappelons qu’une réclamation due à une secousse sismique est assortie d’une franchise prohibitive. « Elle représente, la plupart du temps, quelques 5% du prix total de la bâtisse, ou encore un minimum de 100 000 dollars », conclut Jean-François Paquet.

 

Montréal, le 23 juin 2010