Foudroyés par les primes d'assurance

10-copropriete-condo17 décembre - Certains propriétaires de logements locatifs ont été foudroyés, récemment, par des hausses substantielles de leur primes d'assurance.

Plusieurs experts sont unanimes pour dire que ces augmentations représentent "un virage bien réel", en d'autres termes une tendance lourde. Par les temps qui courent, les augmentations de primes peuvent atteindre 25, 30 et même 40 %". Au ban des accusés figurent les réclamations qui ont cru énormément ces dernières années. "Le parc immobilier vieillissant et mal entretenu, les infrastructures municipales désuètes et les changements climatiques (ex.: pluies plus abondantes et plus fréquentes, grêle, vent, gel et dégel) forment une combinaison gagnante aux refoulements, infiltrations d'eau, inondations et autres dommages", précise le Journal de L'Assurance.

Des sinistres qui ne se déclaraient jadis qu'aux 40 ans se produisent maintenant tout les sept ans. En outre, il y a une décennie seulement, les dommages que subissait un immeuble étaient principalement causés par les incendies. De nos jours, les dégâts d'eau ont largement pris le dessus. En fait, on estime qu'un dollar sur deux est dorénavant versé pour couvrir des sinistres causés par l'eau. D'ailleurs, pour cette raison, plusieurs copropriétés québécoises ont vu leur franchise bondir vers les plus hauts sommets. D'autres ont carrément été abandonnées par leur assureur.

"Ces hausses sont aussi attribuables à une diminution du nombre d'assureurs, en raison des sinistres plus nombreux et plus coûteux de nos jours", dit-on encore. Les choses vont cependant rentrer dans l'ordre éventuellement. "Lorsque l'augmentation des tarifs aura rééquilibré le rapport entre les pertes et les primes, le marché se stabilisera", dit-on. Pour l'instant, toutes les mesures préventives mises en place par les propriétaires d'immeubles, dont les syndicats de copropriétaires, pouraient contribuer à faire baisse la facture relative aux coûts d'une assurance.

 

Montréal 17 décembre 2014

Source: Le Journal de L'Assurance