Dégâts d'eau: un véritable fléau

53-copropriete-gestion18 juillet - Les copropriétés québécoises sont trop délinquantes au goût des assureurs, si bien que plusieurs d'entre eux n'assurent plus ces types d'immeubles. Ceux qui persistent à le faire le font au prix fort. Les syndicats de copropriétaires sont nombreux à le constater: rien qu'au chapitre des dégâts d'eau, leurs franchises peuvent atteindre entre 25 000 et 250 000 $.

Mieux vaut être préventif en matière de sinistres. Pour tout dire, les assureurs adorent les copropriétés proactives qui cherchent à réduire leurs risques de sinistres. Il existe aujourd'hui des dispositif capable d'interrompre une fuite d'eau. Le WaterCop, à titre d'exemple, est constitué d'un robinet à bille motorisé et de capteurs d'humidité sans fil. Ceux-ci émettront des signaux jusqu'à 60 mètre de distance. À la moindre fuite suspecte, le robinet se fermera.

De même, le réseau aquifère d'un appartement en copropriété peut être soulagé d'une pression d'eau indue, quand les robinets sont fermés. Le ZIP-H2O, qui comprend un robinet-vanne commandé à distance au moyen d'un détecteur de mouvements, évitera les bris de tuyaux causés par la pression. Quant aux dégâts d'eau découlant d'un chauffe-eau défectueux, ils peuvent être réduits considérablement grâce à une soupape appelée WAGS (Water and Gaz Safety Valve) qui coupera l'alimentation en eau dudit chauffe-eau, si celui-ci se met à fuir. La soupape en question est entièrement mécanisée et ne requiert aucune alimentation électrique externe.

Ces systèmes contribueront à réduire les risques de dégâts d'eau, ce qui conduira, dans bien des cas, à une baisse des franchises imposées aux syndicats de copropriétaires.

Montréal 18 juillet 2014