Interdire les interdictions de location en copropriété

13 décembre 2018 — Les « rénovictions » devraient être bannies en Colombie-Britannique, suggère un groupe de travail spécialisé en « logement locataire », qui a été mis sur pied en 2018 dans cette province. Ce groupe voudrait, également, que les copropriétés n’aient plus le droit d’interdire la location d’unités dans leur immeuble.

Ces recommandations font partie des 23, au total, qui ont été présentées au gouvernement de John Horgan mercredi dernier. Elles visent le renforcement des protections à l’égard des locataires et des propriétaires résidentiels.

 

Expulsions déguisées

Les rénovictions consistent à expulser un locataire de son logement, sous prétexte d’y faire des rénovations. Il s’agit bien souvent d’un subterfuge, afin qu’un propriétaire puisse augmenter substantiellement le prix du loyer.

Chandra Hébert, le député néo-démocrate qui préside ce groupe de travail, affirme que les locataires doivent avoir le choix entre rester dans leur appartement ou le quitter. « Si le locataire veut y demeurer et accepte de vivre avec les travaux de rénovation, il devrait avoir le droit de rester chez lui », a dit -il.

Le député affirme que dans sa circonscription de Vancouver-West, un immeuble comptant 10 étages a récemment été rénové, pendant que les locataires demeuraient dans leurs appartements. « C’est certainement faisable, car il y en a beaucoup qui le font », croit Chandra Hébert, qui ajoute que des expulsions pourraient quand même avoir lieu pour permettre certains travaux, par exemple les mises à jour sismiques.

Interdire une interdiction

Concernant la proposition d’interdire aux syndicats de copropriétaires la prohibition des locations dans leur immeuble, le groupe est d’avis qu’il y a un besoin en logements locatifs. « Nous pensons que les propriétaires devraient pouvoir louer leur propre appartement », concluent ses responsables.

Par François G. Cellier pour Condolegal.com
Montréal, 13 décembre 2018
Source : Radio-Canada