Autre sondage sur la fumée secondaire

12 novembre 2016 — La fumée secondaire du tabac (FTS) a récemment fait l’objet d’un deuxième sondage en quatre ans, lequel a été mené par la firme Ipsos. Rendu public par l’Association pour les droits des non-fumeurs (ADNF) et le RGCQ Québec, il vise à suivre l’évolution des problématiques associées à la FTS dans les immeubles résidentiels.

« Malheureusement, les nouvelles données révèlent que le problème a peu changé depuis 2012 », constatent l’ADNF et le RGCQ Québec. Trois copropriétaires ou locataires sur dix ont répondu qu’ils sont encore exposés à la FTS, au moins une fois par semaine. Cette fumée provient de leurs voisins.

Lors du premier sondage réalisé en 2012, il en est ressorti que la FTS provenait surtout des couloirs (42 %) et des fenêtres ouvertes, en raison de voisins qui fument sur leur balcon ou leur patio (33 %). Ces deux endroits demeurent les principales sources d’infiltration de FTS, révèle le nouveau sondage, à la différence que cette fumée émane davantage des fenêtres (52 %), pr rapport à 33 % par les couloirs.

L’enquête indique, par ailleurs, qu’un nombre accru de résidents demandent que des actions soient prises pour éliminer la FTS (31 % en 2016 contre 21 % en 2012). On y précise, aussi, que parmi les copropriétaires et les locataires dont les administrateurs et les propriétaires ont agi, en vue de l’éradiquer, le problème n’a été résolu que dans la moitié des cas.

Plus intéressant encore, ce sondage révèle que les personnes interrogées sont plus nombreuses à vouloir vivre dans un immeuble sans fumée (70 % en 2016 contre 62 % en 2012). Par conséquent, s’ils avaient à choisir, un plus grand nombre (77 % en 2016 contre 70 % en 2012) voudrait y vivre. Rappelons que ce sondage est précis à +/ - 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 100.

L’ADNF et le RGCQ Québec rappellent qu’il y a quelque temps, le gouvernement du Québec a lancé sa nouvelle politique gouvernementale de prévention en santé. Celle-ci vise, entre autres à ramener le tabagisme à 10 % d’ici 2015. Ces deux associations invitent donc l’État québécois à faire preuve d’audace, par exemple en proposant de nouvelles mesures pour accroître le nombre d’immeubles résidentiels sans fumée.

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Montréal, 12 novembre 2016