Paul GREGOIRE

Ingénieur en mécanique, diplômé de l'Université de Montréal, École Polytechnique, 1964, Monsieur Grégoire a d’abord été à l’emploi de quelques firmes d'ingénieurs-conseils traditionnelles dans la région de Montréal, à titre de chargé de projets surtout en mécanique de bâtiment. Il a fait des plans et devis et de la surveillance de construction pour tous genres de bâtiments : institutionnels, hospitaliers, commerciaux, industriels, récréatifs, logements  locatifs et en condominium, écoles, banques, etc.

Unités de toit

12 janvier 2015 - Le Code du Québec, demande de ventiler les logements selon certaines normes. Ceci implique d’évacuer de l’air continuellement à l’extérieur, le plus souvent par les ventilateurs de salles de bain. Mais cela implique aussi d’introduire mécaniquement de l’air de remplacement en quantité égale. Cela peut se faire de deux façons, par un système individuel dans chaque logement ou par un système d’alimentation d’air central au toit, distribuant l’air dans les logements.

Un entretien devrait se faire au moins à l’automne et au printemps. Les principaux points à surveiller sont de s’assurer que les quantités et pressions d’air sont telles que prévues, que les filtres sont remplacés, que la récupération de chaleur lorsqu’intégrée est au maximum et que l’isolation sur les conduits d’air exposés aux intempéries est adéquate.

  • Pour les quantités et pressions d’air, il faut vérifier si elles sont toujours conformes à l’installation initiale et égales d’une année à l’autre, en vérifiant les poulies, le courant et la rotation des ventilateurs. S’il y a un doute, il faudrait mesurer les débits d’air au moins dans le conduit principal. Ceci est important dans le cas de récupération de chaleur de l’air évacué des salles de bain qui passe dans l’unité au toit, afin de vérifier si la récupération de chaleur est maximale.
  • La partie des filtres est souvent négligée en ne les changeant pas assez souvent ou en mettant des filtres de piètre qualité. Des filtres assurent une quantité plus faible d’introduction de poussière dans les logements et ils assurent la protection des serpentins de chauffage et des appareils de récupération de chaleur (à plaques ou par roue thermique). Il faut donc mettre les filtres les plus de qualité possible et au besoin balancer les ventilateurs pour compenser la perte de pression additionnelle.
  • Quant à l’isolant des conduits d’alimentation horizontaux dehors au toit, il existe au Québec une loi sur l’Économie de l’Énergie (disponible sur internet) qui exige obligatoirement un minimum d’épaisseur d’isolant autour des conduits, variable selon les zones du Québec. L’article 112 dit que ce conduit doit être isolé comme le mur hors sol du bâtiment et à Montréal par exemple, cela implique plus de quatre pouces (4’’) d’épaisseur de fibre de verre standard (28.6 m°C/W). L’épaisseur peut diminuer avec des isolants plus performants du type styrofoam blanc, bleu ou rose. Trop souvent cet article n’est pas respecté et au moins une fois, il faut vérifier l’épaisseur et la faire augmenter par le promoteur. Enfin il faut aussi vérifier l’étanchéité du coupe-vapeur autour de l’isolant, car l’eau infiltrée diminue l’efficacité d’isolation et augmente donc le coût d’énergie.

En conclusion, un entretien et une vérification régulière s’impose aux unités de toit.

Paul Grégoire, Ingénieur-conseil
Tél. : (514) 737-6350
Cell : (514) 777-6350
Courriel : pgregoireing@videotron.ca

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