Georges FALLAH

Architecte depuis 24 ans, M. Fallah a fait ses études à l'Université Laval de Québec pour l'obtention de son diplôme. Il est membre de l'Ordre des Architectes du Québec (OAQ) depuis 1989.

Grand ménage de printemps !

10 mai 2010- Enfin le beau temps!  La frénésie du grand ménage et l’appel de la beauté florale nous prend tous dès que Mère Nature nous fait grâce de sa clémence après un long hiver. Nous vous ferons part de quelques aspects de l’aménagement qui peuvent avoir une incidence sur les composantes de l’enveloppe de votre bâtiment en provoquant des dommages collatéraux à court et à moyen termes.

Les pentes du terrain sont le premier aspect à inspecter au printemps. Le tassement du sol entraîne souvent l’apparition d’une pente inverse du terrain, soit l’eau qui est drainée vers les murs de fondation. Plus on s’approche des murs de fondation, moins l’assèchement du sol est rapide à cause de l’ombrage porté par le bâtiment lui-même ou par les arbres matures à proximité. Pour aider au drainage loin des murs de fondation, il faut ajouter de la terre pour obtenir une pente de 8% en s’éloignant des murs. Il faut que les pentes du terrain soient vérifiées tous les ans.

Dans le meilleur des cas, il s’agit de faire une bande de propreté au pourtour des murs de fondation : sur une profondeur de ± 18 pouces (45 cm), excaver ± 12 pouces (30 cm); étendre une couche de sable de ± 6 pouces et recouvrir d’une membrane géotextile; et enfin recouvrir cette dernière de roches ou de galets de rivière. Cette intervention facilite grandement l’entretien du terrain et peut permettre d’éviter des dommages causés par le fil d’un coupe-bordure, par exemple. Toutefois, cette bande doit être entretenue car le vent transporte de la terre qui s’y accumulera : tous les 3 à 4 ans, dégager la membrane géotextile pour retirer la terre accumulée et replacer les roches ou les galets.

Les superbes plantes grimpantes que tant de gens apprécient mais qui causent des dégâts majeurs à la maçonnerie : les toutes petites vrilles s’accrochent et s’insèrent à l’intérieur des joints de mortier, les fissurant et entraînant leur effritement. Toutes plantes grimpantes accrochées aux murs doivent être retirées et la maçonnerie nécessitera, dans bien des cas, que des interventions soient faites. Les plantes, en recouvrant les murs, nuisent à l’assèchement et on voit apparaître de la mousse. En la retirant, on s’aperçoit que les joints de mortier sont devenus friables; il faut donc rejointoyer. Ne jamais remplacer des joints de mortier par du calfeutrant, sauf dans des cas très particuliers qui demandent l’avis d’un expert –non d’un expert en calfeutrage-. Dans tous les cas, si vous décidez de garder vos plantes grimpantes, installer une structure - treillis - à une distance suffisante pour que l’entretien et le contrôle des pousses puissent se faire par l’arrière.

Il faut être prudent avec les systèmes d’arrosage qui sont trop près des murs de fondation. De plus, les systèmes d’éclairage dont les fils serpentent sur le sol sont un danger pour les gens de l’entretien lorsque vient le temps de tondre la pelouse. Ces fils doivent être insérés à l’intérieur de gaines protectrices et enfouies à l’intérieur du sol.

Bonne saison estivale!

 

Georges Fallah, Architecte
Membre de l’Ordre des Architectes du Québec (MOAQ)
Président de G.A.P.Immeubles inc
Tél. : (450) 478-8807
Fax : (450) 478-4932
Courriel : g.a.p.immeubles@videotron.ca

Les chroniques expriment l’opinion personnelle de leurs auteurs et n’engagent absolument pas la responsabilité de l’éditeur du site, CondoLegal.com Inc. Le contenu et les avis émis dans une chronique n’engagent que leur auteur. 

Retour aux chroniques