L’heure du remplacement des foyers approche

16 avril 2018 — L’année 2018 sonnera le glas des poêles et des foyers au bois à Montréal. Le 1er octobre prochain, seuls ceux qui n’émettront pas plus que 2,5 grammes de particules fines, à l’heure, pourront demeurer en service. À moins d’une panne d’électricité prolongée.

Ce seuil imposé, l’un des plus bas du monde, rendront ces appareils très peu polluants, dit-on, au point qu’ils ne contribueront plus à la création de smog. Ceux qui voudront maintenir leurs droits de consumer du bois devront les mettre à niveau, en déboursant d’importantes sommes d’argent.

Remplacement du foyer, du poêle et de la cheminée

Cette mise à niveau inclut le remplacement du caisson (foyer), du poêle et parfois même de la cheminée, ce qui implique une dépense qui pourrait atteindre jusqu’à 10 000 dollars. À l’heure actuelle, il reste d’innombrables conversions à faire dans les 19 arrondissements montréalais. On peut les éviter en condamnant tout simplement son foyer ou son poêle. L’autre solution, moins coûteuse, consiste à opter pour un appareil à combustion solide qui fonctionne au gaz naturel, au propane ou à l’électricité.

« Les foyers, c’est comme les piscines creusées. Certains acheteurs veulent absolument les garder, tandis que d’autres souhaitent s’en débarrasser. D’une personne à l’autre, la perception est très différente », précise Alexandre Gosselin, courtier immobilier chez Équipe Forgues et Gosselin (Sutton). Il ajoute que la bonne pratique veut que les courtiers immobiliers, lorsqu’ils ont le mandat de vendre une propriété, ajoutent une mention à propos du foyer ou du poêle.

Exclue d’une inspection préachat

L’inspection préachat n’inclut pas l’examen des appareils à combustion solide. Il revient au propriétaire vendeur de démontrer, documents à l’appui, que leur installation est conforme. Sinon, pour obtenir l’heure juste, l’acheteur peut mandater un ramoneur certifié, membre de l’Association des professionnels du chauffage (APC). Dans bien des cas, il faudra ouvrir les murs qui cachent la cheminée, pour voir si l’installation en place est conforme aux normes.

Au cours des années 1980-1990, plusieurs immeubles résidentiels comprenant trois ou quatre étages ont été construits à Montréal. Bon nombre d'unités qu’ils abritent comportent des foyers disposés en angle, ce qui crée un vide derrière les caissons, afin de permettre le passage des cheminées superposées jusqu’au toit. Or, en cas d’incendie, ce vide accélère la propagation des flammes d’un appartement à l’autre. Cette façon de faire ne correspond plus aux normes de sécurité incendie actuelles.

Montréal, 16 avril 2018
Source: La Presse