Le CPQ met les pendules à l'heure

24 mai 2017 — Les quelque 170 000 travailleurs de la construction du Québec sont en grève illimitée. Certains acheteurs de condos sur plan devront prévoir des délais supplémentaires côté échéanciers. Mais selon toute vraisemblance, les impacts seraient moindres concernant plusieurs projets dont la livraison est prévue le 1er juillet prochain.

« La grève était le seul choix qui nous restait. Nous avons négocié jusqu’à la dernière seconde pour tenter d’en venir à une entente. D’ailleurs, nous avons accepté à plusieurs reprises de collaborer avec la conciliatrice, afin d’accepter un règlement qui évite un conflit. Malheureusement, les employeurs se sont entêtés à conserver leurs demandes déraisonnables et n’ont pas voulu accepter les propositions de la conciliatrice », écrivait ce matin le quotidien La Presse.

Pour sa part, le Conseil du patronat du Québec (CPQ), qui se dit consterné par l’état actuel des choses, a tenu à livrer sa version des faits dans le présent conflit de travail : « Tout d’abord, il faut savoir que les supposées négociations avec la partie syndicale devaient débuter en octobre dernier, mais l’Alliance syndicale a pris plus de 100 jours avant de débuter les discussions », affirme le CPQ.

Dès le début des discussions, l’Alliance syndicale a placé tous ses efforts dans une stratégie consistant à établir, avant tout, un rapport de force à son avantage, d’ajouter le CPQ. De son côté, le gouvernement a déployé l’ensemble des moyens mis à sa disposition pour favoriser la médiation et la conciliation.

Le CPQ croit qu’il appartient désormais au gouvernement d’affirmer son leadership dans ce dossier, par le truchement d’une loi spéciale sans mesures punitives, tant pour les employeurs que leurs clients. Cette loi spéciale doit être décrétée dans les plus brefs délais, conclut le CPQ.

Montréal, 27 mai 2017