Une dalle qui n'aurait pas du s'effondrer...

6 avril - Selon la coroner Catherine Rudel-Tessier, l’effondrement d’une dalle de garage dans un immeuble situé dans l’arrondissement Saint-Laurent, au 135 boulevard Deguire, « aurait pu être évité ». L’accident s’est produit le 26 novembre 2008. Il a causé la mort d’un homme, Saleh Khazali, qui a péri en raison d’une asphyxie positionnelle. Il était dans sa voiture quand une masse en béton pesant 60 tonnes lui est tombée dessus.

 

Défaut de construction et mauvais entretien « ont été déterminants » dans cette tragédie. Outre une mauvaise conception, « la dalle était dans un piètre état causé par la corrosion et un délaminage », confirme Catherine-Rudel Tessier. D'après les experts mandatés pour expliquer les raisons de l’effondrement, « des réparations ont été effectuées au fil des ans, mais celles-ci n’ont pu permettre une restauration de la capacité initiale de la dalle ». Depuis la construction de l'immeuble, qui remonte au début des années 1970, aucun registre n'indique les travaux réalisés.

 

Pour éviter la répétition d'un tel scénario, la coroner suggère plusieurs recommandations. À titre d’exemple, il faudrait enchâsser des mesures spécifiques (inspections, vérifications, programmes d'entretien) dans le chapitre Bâtiment du Code de sécurité, et s'assurer qu'il soit respecté par tous les propriétaires, sous peine de sanctions. Travailler à l’élaboration d’une grille d’entretien et d’inspection des bâtiments serait également souhaitable. En conclusion, la coroner insiste: seuls des ingénieurs ou autres professionnels qualifiés devraient superviser les travaux dans un immeuble.

Montréal, le 6 avril 2010