Une copropriétaire s’entête à louer sa propriété à court terme

27 août 2018 — Interdire la location à court terme en copropriété n’est pas toujours facile. Une collectivité de copropriétaires qui vit à North Vancouver, en Colombie-Britannique, en a fait le constat récemment.

Emily Wu, propriétaire d’une maison en rangée dans le complexe résidentiel dont il est question, s’obstine à y louer des chambres à court terme, malgré un ordre contraire de son syndicat, de la Ville et des tribunaux.

Le droit de profiter de sa propriété

Les copropriétaires qui paient une quote-part (avec Emily Wu) pour les parties communes ont fustigé publiquement l’Oasis Hostel, qui rend disponibles jusqu’à 15 lits par soir sur le web. « Je crois que j’ai raison, déclare cette femme de 42 ans. Je vais continuer de défendre mes droits. Ceci est mon foyer et j’ai le droit de profiter de ma propriété. »

En septembre 2017, le Tribunal de la résolution civile de Colombie-Britannique a tranché en faveur de la copropriété. Les amendes imposées à Emily Wu se sont élevées à 7 000 dollars. Depuis que cette décision a été rendue, Emily Wu a déposé une requête auprès de la Cour suprême de la Colombie-Britannique et du Tribunal des droits de la personne.

Risque d'incendie et de punaises de lits

« C’est assez comique que notre système judiciaire, nos règlements administratifs et notre municipalité ne fassent rien, constate une voisine, Erin Wasney. Si vous aviez tout autre commerce illégal, il serait fermé. » Elle estime que loger tout ce monde pose des risques d’incendie, d’assurance et de punaises de lit. Il est aussi désagréable de voir des inconnus se promener le long de l’allée commune de la copropriété.

Montréal, 27 août 2018
Source : Radio-Canada