Drones et façades font bon ménage

22 août 2016 — Les drones représentent une nouvelle avenue fort intéressante pour les professionnels du bâtiment. Ces derniers peuvent désormais les utiliser pour inspecter des façades d’immeubles, notamment dans le cadre des obligations imposées par le Chapitre bâtiment du Code de sécurité (CBCS), qui est entré en vigueur le 18 mars 2013.

Ces objets volants — dont les pilotes se trouvent au sol — peuvent être utiles lorsqu’ils sont jumelés aux inspections tactiles, qui son tobligatoires en vertu de la loi. En fait, ils facilitent les inspections générales, mais aussi celles qui comportent des zones d'accès plus difficiles, par exemple dans le cas d’un immeuble sans balcons ou avec cour intérieure. En pareille situation, « Je dois procéder depuis le sol avec des lunettes d’approche, ce qui donne une certaine restriction et une distorsion dans l’image », nous apprend Patrick Masson, directeur de la division expertise au CLEB.

Pour sa part, Antoîne Palangié, directeur des opérations chez Elipto, précise que "photographier des segments de murs au sol comporte des angles morts, lesquels empêchent de voir ce qui se passe en surplomb."

Pendant l’inspection générale des façades d’un immeuble qui compte sept à dix étages, un drone prend environ 6000 clichés. Plusieurs images montrent une même section vue sous différents angles. « Ces photos sont classées au moyen d’un logiciel que nous avons développé, de sorte que les utilisateurs puissent s’y retrouver aisément », précise Benjamin Jébrak, président-directeur général d'Elipto. Ces appareils réduisent le temps passé dans une nacelle ou une échelle, si bien que les inspections deviennent plus efficaces et potentiellement moins coûteuses.

L’édition automnale du magazine Condoliaison traitera plus en détail des drones en situation d’inspections de façades.

Montréal, 23 août 2016
Source: Condolegal.com + Radio-Canada