Les copropriétaires devraient se méfier des tremblements de terre

3 décembre 2018 — Un tremblement de terre d’une magnitude de 7,0 sur l’échelle de Richter a sévi près d’Anchorage, en Alaska, le 30 novembre dernier. Les Canadiens qui vivent dans d’autres provinces au pays, dont le Québec, ne sont donc pas à l’abri d’une catastrophe similaire.

Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) rappelle que dans le corridor Québec-Ontario, les risques qu’un séisme se produise au cours des 50 prochaines années varient de 5 % à 15 %. C’est ce qui ressortait, en 2015, d’un rapport sur les institutions financières produit par l’Autorité des marchés financiers (voir à la page 14 du document).

Le Canada : une zone de tremblement de terre active

Dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, « Les experts estiment qu’il y a 30 % de chances qu’au cours des 50 prochaines années, un important séisme frappe cette région », explique Aaron Sutherland, vice-président du BAC dans la région du Pacifique. L’événement du 30 novembre confirme que nous vivons dans une « zone de tremblement de terre active », et qu’il faut se préparer à cette possible éventualité.

Par ailleurs, le BAC cite une étude de la firme AIR Worldwide. Celle-ci révèle qu’un tremblement de terre d’une magnitude de 9,0 sur l’échelle de Richter, en Colombie-Britannique, causerait des dommages d’environ 75 milliards de dollars. Une secousse de 7,1 dans le corridor Ottawa-Montréal-Québec pourrait, quant à elle, coûter près de 61 milliards de dollars.

Un séisme n’est pas couvert par défaut

Or, un récent sondage révèle que seulement 4 % des Québécois souscrivent une garantie facultative, qui protège leur bien immobilier contre un séisme. Pire encore : quelque 22 % d’entre eux croient (à tort) qu’ils sont assurés contre un tremblement de terre. Les consommateurs doivent savoir qu’un contrat ne couvre pas automatiquement ce risque.

La couverture concernant les séismes est un avenant à une police d’assurance habitation. Elle n’y est pas incluse par défaut. « Néanmoins, la plupart du temps, si un tremblement de terre provoque un incendie dans un bâtiment, les propriétaires qui ont souscrit une assurance habitation seront indemnisés », précise Pierre Babinsky, directeur des communications et des affaires publiques au Bureau d’assurance du Canada (BAC).

Sous-estimer le risque d’un séisme

Le BAC, qui a mené des sondages sur l’assurance, explique que la grande majorité des personnes sous-estiment le risque qu’un tremblement de terre puisse survenir au Québec, raison pour laquelle elles ne tiennent pas à protéger leur patrimoine bâti en cette matière. Il faut également savoir que les franchises pour tremblements de terre sont très élevées, ce qui peut en décourager plusieurs à souscrire ce produit d’assurance.

Par François G. Cellier pour Condolegal.com
Montréal, 3 décembre 2018
Source : Le Journal de l'Assurance