Les condos participent à l’embourgeoisement des villes québécoises

« L’embourgeoisement » des villes québécoises ne fait pas le bonheur des plus démunis, qui assistent, impuissants, à une diminution graduelle des logements locatifs abordables, au profit de copropriétés dont le nombre ne cesse d’augmenter.

Pourtant, il existe diverses solutions à la portée des villes et municipalités pour circonscrire le phénomène, car ceux qui ne peuvent pas devenir propriétaires résidentiels devraient, eux aussi, pouvoir se loger à un prix abordable.

 

Trois scénarios accessibles aux villes

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) expose trois scénarios pour maintenir l’offre des logements à prix abordable, notamment dans une ville comme Montréal. La première consiste à « procéder à la mise en réserve de bâtiments ». Cela permet la suppression du développement immobilier résidentiel sur des sites ciblés, et d'éventuellement s’en porter acquéreur par achat ou expropriation.

Ce faisant, Montréal retirerait des terrains et des bâtiments du marché pour mieux contrôler leur utilisation ultérieure, et ainsi répondre aux besoins d’un groupe d’individus dont les moyens financiers sont plus limités. « Il est envisagé, depuis un certain temps, que Montréal ait recours à ce pouvoir pour favoriser la construction de logements sociaux et communautaires », précise le Journal de Montréal.

Logements locatifs abordables et obligatoires

Tout cela s’ajouterait à un pouvoir, octroyé aux villes et municipalités québécoises depuis 2017, qui leur permet d’obliger tout promoteur à respecter les orientations de chaque municipalité en matière d’ensembles résidentiels. Cette entente peut, notamment, imposer la construction d’un certain nombre de logements locatifs abordables dans son projet, définir la dimension des unités, ainsi que les règles visant à assurer leur caractère abordable pendant une période déterminée.   

Certains promoteurs ont été tenus de le faire, au cours des dernières années, autrement ils n’auraient pas pu obtenir le permis de construction qu’ils demandaient. Toutes ces mesures permettraient de ne pas oublier les laissés pour compte, qui ont eux aussi droit à un logement salubre et abordable. 

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Par François G. Cellier pour Condolegal.com

Montréal, 23 janvier 2019
Source : Le Journal de Montréal