Achat d’une autre propriété : doit-on vendre ou louer son condo?

28 septembre 2018 — Louer son condo pour emménager dans une autre propriété, en raison de besoins en espaces supplémentaires, n’est pas une mauvaise idée en soi. Cependant, cette décision est un pensez-y-bien, car la plupart du temps, les revenus générés par cette location ne couvriront pas l’ensemble des dépenses.

Opter pour cette avenue nécessite, en outre, une bonne connaissance de l’état du bâtiment qu’abrite le condo en question. Si des cotisations spéciales sont éventuellement requises pour faire réaliser des travaux, la location pourrait être désavantageuse.

Louer son condo lui a réussi

Penny Rampado, propriétaire d’un condo dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal depuis neuf ans, a choisi la location de son condo et n’a pas eu à le regretter. Après avoir accouché, une seule chambre ne suffisait plus. « J’ai songé à le vendre, mais tous ceux à qui j’en parlais me disaient : es-tu folle? Coin Saint-Denis et Duluth, ça va prendre de la valeur! » Elle a donc loué son condo.

En soustrayant les dépenses des revenus, il lui reste un déficit mensuel de 80 $, somme qu’elle estime négligeable. Elle s’enrichit par le remboursement de l’hypothèque avec l’argent du loyer. Il s’agit d’un moyen de diversifier son épargne, elle qui place également de l’argent dans un REER, ainsi que dans un fonds pour l’éducation future de sa fille. Et en prime, cette dernière pourra habiter le condo lorsqu’elle sera devenue adulte.

Ne pas perdre sa mise de fonds

Pour bien des jeunes propriétaires, louer son condo est une question qui ne se pose même pas; c’est une évidence et la seule option envisageable, afin d’éviter de perdre la quasi-totalité de son acompte initial. C’est notamment le cas pour un condo acheté il y a moins de cinq ans, ou advenant que le marché de la copropriété ne soit pas à l’avantage du vendeur. À titre d’exemple, Québec subit encore les contrecoups d’un marché de condos excédentaires. Les délais de vente sont longs, et la valeur des appartements détenus en copropriété n’augmente pas.

D’un autre côté, la location pourrait être déconseillée, surtout si l’on doit absorber un déficit qui se chiffre à 200 $ ou plus par mois, en sus des mensualités de la nouvelle propriété qu’il faut assumer. « Chaque propriétaire vit une situation différente, souligne Sébastien Pâquet, spécialiste prêt hypothécaire chez BMO Groupe financier. Certaines personnes ne veulent pas supporter ce risque financier, y compris les tracas associés à la location. »

Pour lire l’intégralité de l’article, cliquer ici.

Montréal, 28 septembre 2018
Par François G. Cellier pour Condolegal.com
Source : La Presse