Qui sont les acheteurs de condos dans la RMR de Montréal?

19 juin 2018 — Quel est le profil des acheteurs résidentiels au sein des différents secteurs du Grand Montréal? La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) s’est penchée sur cette question, dernièrement, en ciblant plus particulièrement les ménages. Cette étude est la première du genre à avoir été menée au pays, affirme son auteur, Francis Cortellino, qui est économiste, connaissance du marché à la SCHL.

« Cette étude contribue à combler des lacunes de données, afin de mieux comprendre la dynamique du marché immobilier montréalais », dit-il. Les caractéristiques qui y sont examinées portent sur la provenance géographique des ménages, l’âge du soutien principal de ces ménages, leur genre et leur revenu médian avant impôt. Outre les maisons unifamiliales et les immeubles à revenus, la copropriété a également fait l’objet d’une analyse exhaustive.

Cette enquête nous apprend, entre autres, que 90 % des acheteurs d’habitations qui résident dans la RMR de Montréal y habitaient un an auparavant. Et que les arrondissements Le Plateau Mont-Royal, de Ville-Marie et de L’Île-des-Sœurs sont ceux qui attirent le plus grand nombre d’acheteurs. Griffintown se distingue aussi, car environ 25 % de ces acheteurs (la proportion la plus élevée) provenaient de la banlieue montréalaise.

Montréal perd au change

Dans la RMR de Montréal, plusieurs ménages migrent d’un secteur à l’autre lorsqu’ils achètent une habitation. La Ville de Montréal est celle qui perd le plus au change dans ces mouvements migratoires. En fait, les acquéreurs seraient plus nombreux à partir dans la RMR, par rapport à ceux que la métropole accueille. Environ 6 100 ménages ont quitté la Ville de Montréal, en 2016, afin d’acheter une habitation dans un autre secteur de cette même RMR.

Autre donnée intéressante : la migration d’acquéreurs vers Laval et Longueuil serait pratiquement nulle, si ce n’était des Montréalais qui sont nombreux à y emménager. Quant au groupe d’âge des ménages observés, quelque 60 % des acheteurs dans la RMR de Montréal ont 25 à 44 ans. Mais leur poids démographique ne représente que 35 % des ménages. Quant aux jeunes baby-boomers (45-54 ans), ils sont les autres principaux clients du marché résidentiel montréalais.

Revenu médian

Par ailleurs, le revenu médian des acheteurs de copropriétés dans la RMR de Montréal atteint les 68 000 $, tandis que celui des maisons unifamiliales s’élevait à 97 000 $. Il faut dire que parmi les copropriétaires se trouvent plusieurs personnes seules (célibataires). Environ 50 % des ménages dans le domaine de l’unifamiliale gagnaient un revenu supérieur à 100 000 $, alors que cette proportion n’atteignait que 25 % à 30 % pour les acheteurs de copropriétés et d’immeuble à revenus.

Cela dit, toutes catégories de ménages confondues, les revenus de ceux qui optent pour une maison unifamiliale sont généralement plus élevés, par rapport à ceux des ménages qui acquièrent une copropriété.

Pour consulter l’intégralité de cette étude, cliquer sur cet hyperlien.

Par François G. Cellier pour Condolegal.com
Montréal, 20 juin 2018