Les "remords de l'acheteur"

8 mai 2017 — Quelque 81 % des acheteurs de maisons âgés de 18 à 34 ans regrettent leur acquisition, selon les résultats d’un sondage qu’a mené la CIBC dans tout le Canada. Habités par les « remords de l’acheteur », ils songent à s’en défaire pour diverses raisons.

Les principaux motifs justifiant cette intention de vendre sont sans équivoque : peur de manquer de liquidités, en raison du montant du prêt hypothécaire à payer chaque mois, ainsi que des coûts associés au logement. Ces jeunes propriétaires craignent, aussi, que l’augmentation des taux d’intérêt réduise leur capacité à payer leurs versements mensuels. Plusieurs des personnes sondées estiment qu’en fin de compte, la location constituerait une meilleure option.

Pour éviter de se retrouver en pareille situation, Martine Marleau, conseillère budgétaire à l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) de l’Est de Montréal, suggère certaines mesures pour éviter les remords après être passé chez le notaire.

Le premier devoir à faire consiste à établir un budget. Dans bien des cas, souligne Mme Marleau, les gens calculent les paiements hypothécaires associés à leur maison, mais excluent une série d’autres coûts pourtant bien réels. Les acheteurs de condos font souvent la même erreur, en omettant, entre autres, de prévoir des dépenses supplémentaires relatives aux charges communes.

Par ailleurs, on recommande aux jeunes de ne pas engloutir toutes leurs épargnes dans la mise de fonds nécessaire à l’achat. On pourra ainsi puiser dans les réserves, advenant des dépenses imprévues. Dans une copropriété existante, certains acheteurs doivent faire face à des cotisations spéciales, à cause de travaux majeurs à faire qu’ils n’avaient pas anticipés.

Pour demeurer à flot une fois la propriété acquise, il faudra faire une croix sur les voyages, les sorties au restaurant et autres petits luxes. En somme, avant d’acquérir, l’acheteur d’une maison ou d’un condo doit procéder à un examen réaliste de sa situation financière. Ce n’est qu’ainsi qu’il saura s’il a les moyens d’accéder à la propriété.

Pour lire l’intégralité de l’article qui traite du sujet : La Presse

Montréal, 8 mai 2017